Parler des chapitres perdus Binyavanga Wainaina

avril 01 2014

Dans le cadre de l'exposition Qui a dit que c’était simple, qui marque le démarrage d'un cycle d'un an dédié auxLibertés Individuelles, nous vous invitons à la conférence: Parler des chapitres perdus avec le journaliste et écrivain kenyan Binyavanga Wainaina.

En 2014, Wainana s’est permis de pénétrer l’ouragan africain à un moment où le continent est confronté à une expansion économique sans précédent, une explosion du secteur culturel et des défis de l’ordre établi. C’est un moment excitant et dangereux en même temps parce que rien ne sera plus comme avant. Il veut être de ce temps. Cette année, pourchassé par les vents de la lutte contre l’homophobie, il écrira un livre au pas de course tout en essayant de trouver les moyens d’imaginer une réalité africaine qui compte pour lui. Cette conférence présentera certaines de ses idées, sa littérature et son expérience d’une année d’ouragans. 

Wainaina est actuelement, en résidence à Raw Material Company dans le cadre d’une collaboration éditoriale entre Raw Material Company et Chimurenga Chronicle. Il est le rédacteur en chef et fondateur de la revue littéraire Kwani? (une expression swahili qui signifie «et alors?»). Il a remporté le Caine Prize for African Writing en 2002. En 2003, il a reçu le prix de l’Association des Editeurs du Kenya, en reconnaissance de ses services à la littérature kenyane. En 2007, Wainaina est écrivain en résidence à l’Union College à Schenectady, New York (USA), et en 2008 au William College. Il a écrit pour New York Times, Guardian, East African,Sunday Times (Afrique du Sud), Granta, Chimurenga Magazine et National Geographic. Il est le directeur du Centre Chinua Achebe pour les littératures et langues africaines à Bard College dans l’état de New York (USA). Ses mémoires «One day I willwrite about this place » (Un jour j’écrirai sur ce lieu) a été publié en 2011. En janvier 2014, en réponse à une vague de lois anti-homosexuels passées en Afrique, il fait son coming-out en publiant un chapitre de ses mémoires «I am a gay, mom » (Maman, je suis un homosexuel) qu’il décrit comme un «chapitre perdu» de sa mémoire.

La conférence sera introduite et modérée par Koyo Kouoh.