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Session 6 de la RAW Académie sous la direction de Koyo Kouoh

Ce qu’est ou ce qu’est devenu le rôle du commissaire d’exposition ne nous semble plus vraiment une question ou un débat pertinent. La source de notre réflexion est plutôt le fait qu’aujourd’hui le commissariat d’exposition est une pratique établie et reconnue dans la sphère de la traduction/transmission et de médiation de la production artistique et intellectuelle. Il participe à la dissémination de visions diverses qui à leur tour peuvent contribuer à enrichir notre compréhension des géographies et des récits complexes.

CURA, la Session 6 de RAW Académie, est le résultat d’une réflexion menée par l’équipe de RAW Material Company à l’issue de cinq sessions de ce programme. C’est une session dédiée au commissariat d’exposition — comme monnaie culturelle contemporaine et comme action sociale et politique. Le commissariat d’exposition comme manière d’écrire et de ré-écrire des histoires, de lire le présent et d’imaginer tous les futurs possibles. Une méthode pour changer le sens des choses et ainsi nos lectures, d’occuper les espaces et de dialoguer avec des œuvres d’art. Le commissariat d’exposition comme manière d’être, de vivre et de penser avec et à travers l’art et les artistes, auprès d’elles et d’eux et de ce qu’ils créent, de leurs ateliers à l’espace de présentation de leur choix. 

RAW Material Company est une cellule, habitée et animée par l‘esprit d’une équipe de commissaires, où le commissariat d’exposition est un travail et en travail. Inspirée par et en dialogue avec la créativité de son environnement à Dakar, au Sénégal, RAW est panafricaine, avec une oreille attentive et la main tendue au reste de la planète. C’est un espace transdisciplinaire pour la pensée et la pratique artistique. Aussi bien que l’exposition est une forme qui est au cœur de notre travail, nous ne la considérons pas comme étant la seule forme d’engagement avec l’art. Nous sommes intéressées par la porosité des formes de médiation. Beaucoup ont prétendu que l’histoire de l’art n’est plus une histoire d’objets mais d’expositions, mais pour une institution telle que RAW dont la pratique est liée au savoir dans sa multitude de formes, l’histoire de l’art que nous créons touche aux multiples possibilités naissantes pour commissarier des idées et les formes de leur matérialisation. Nous nous intéressons aux arts visuels et au sonique, au vestimentaire et au comestible et sommes inspirées par les arts de l’hospitalité, du mouvement et de la performance sociale. Nous nourrissons un œil critique face à la pratique pédagogique en elle même et pensons toujours à comment ces formes peuvent susciter l’imaginaire politique. Nous sommes curieuses de savoir ce qui précède le passé, le pendant du pendant et l’après de l’après.  

RAW est de surcroît le lieu de travail de 20 participants et d’un nombre croissant d’intervenants pour une période de six mois par an. Nous remettons continuellement nos propositions et idées de commissariat en question car étant sans cesse exposées à l’apport des professionnels avec qui nous travaillons et qui entrent dans notre univers. L’espace de RAW ainsi que son équipe deviennent un site de substitution et respectivement interlocutrices qui souvent font face à des approches différentes des leurs en terme de commissariat d’exposition. Quelle est la signification d’une telle souplesse pour une institution ? À quel point le programme de l’Académie constitue-t-il un projet de commissariat de RAW, ou une opportunité pour RAW d’être commissariée ? Plusieurs décennies après l’établissement de la critique institutionnelle dans la sphère artistique, les manières dont le développement d’institutions est en lui-même une forme de commissariat représentent encore un champ de recherche souvent négligé. 

La session 6, CURA, donnera ainsi la place bien nécessaire pour se pencher sur ces questions et plus encore, offrira l’opportunité de discuter de et de faire l’expérience de la proposition institutionnelle qu’est RAW Material Company et ses collaborateurs/trices. Nous allons explorer les tenants et aboutissants qui animent notre profession dans des contextes aussi particuliers et aussi divers que les environnements desquels ils émergent. Qu’il s’agisse d’évoquer la théorie critique et esthétique la plus récente produite dans ce domaine,  son historiographie ou la possibilité de penser un commissariat décolonial. De manière plus poussée -  le refus même de le penser dans un espace théorique qui a avant tout été défini par l’Occident, ou réfléchir sur les conséquences de la dominance masculine et des transgressions misogynes existant dans un champ professionnel marqué, entre autres paradigmes, par les hiérarchies de genre et de race. 

Et pour ne pas oublier l’interdépendance qui existe entre les commissaires d’exposition et les artistes, les critiques et les historiens de l’art, et l’enchevêtrement grandissant de ces disciplines, CURA accueillera des participants de toute discipline artistique, se concentrant sur la pratique au lieu du titre et, ce faisant, sur les questions nécessaires concernant la nature de la collaboration.

La session se déroulera comme un sommet de commissariat d'un ordre différent. Les commissaires qui ont nourri et entretenu une tension critique en ce qui concerne ce métier et qui ont créé des perspectives et des univers uniques formeront le corps professoral. Ce sont des personnes et des collectifs qui informent et défient à la fois le travail de RAW Material Company et élargissent la possibilité de transformer le nom cura en verbe.

Le corps professoral sera composé entre autres de Zoe ButtDiana Campbell BetancourtPrincesse Marilyn Douala Manga BellElvira Dyangani OseAdrienne EdwardsReem FaddaKate FowleNatasha GinwalaSamuel LeuenbergerChus MartinezGabi NgcoboRuth NoackMaria LindMiguel A. LópezMarion Louisgrand SyllaBisi Silva et WHW.

Session 5 de la RAW Académie sous la direction de Otobong Nkanga

Il ne suffit pas de planter une graine dans la bonne terre pour qu’elle pousse. Les conditions matérielles et structurelles que subit la graine, qui l’ont peut-être laissée dans un état de dormance, doivent être prises en compte pour offrir un terreau fertile à la pensée sur nos manières de travailler, de vivre et de créer ensemble. Chacun de ces éléments que sont la terre, la pluie, la chaleur et l’humidité est tout aussi nécessaire et vital pour que le processus de germination ait lieu.

Carved To Flow, projet au long cours et en plusieurs étapes d’Otobong Nkanga, est une plateforme pour la recherche et la pratique qui emploie l’investigation et l’expérimentation matérielles pour produire de nouveaux supports de soutien à travers l’économie, la sociabilité et l’art. La troisième phase – Germination – s’installe à Dakar, au Sénégal, pour bâtir un nouveau pilier de sustentation créative pour un projet qui est envisagé comme une structure qui peut avoir un effet réel sur la réalité vécue, en employant l’art comme un dispositif pour réfléchir à ce que signifie sculpter des possibilités au sein des sociétés et créer des réponses collectives dans des espaces de crise.

Il devient chaque jour plus urgent de comprendre à quel point notre existence est mêlée aux éléments que nous exploitons, utilisons ou gaspillons. Comment peut-on créer des structures de soin et de réparation ? Comment peut-on sculpter à contrefil pour créer un flux ? Comment peut-on travailler en cohérence avec le corps terrestre et minéral qui nous tient tous ? On ne peut plus ignorer les particules qu’on respire dans nos poumons, parsemées parfois de particules d’arsenic, d’autres fois du pollen d’une fleur de jasmin.

Germination fonctionne comme un laboratoire, entre les expériences imaginées et les expériences vécues, qui offre la possibilité d’explorer des questions liées à l’écologie, à l’architecture et à la durabilité. Les participants et les intervenants invités travailleront avec des praticiens au Sénégal pour relier et enrichir des structures qui fonctionnent en dehors des normes du commissariat d’exposition habituelles mais nous enseignent comment être dans l’espace et résonner plus loin, comment résister à l’impasse et à l’hibernation en cherchant la symbiose avec les lieux où l’on vit.

Toutes les fautes qu'il y avait dans le monde, je les ai ramassées

4-24 Octobre 2018

Sous le commissariat de Koyo Kouoh et Dulcie Abrahams Altass

Avec des oeuvres de:

Papisto Boy

Maïsama

Leonore Mau

Thierno Seydou Sall

Isabelle Thomas

Pour répondre à l’appel à action de Fichte (1980) « Je vous supplie de construire des murs, pour que Pape Samb puisse les peindre ! » et à la rareté des murs restants de Papisto Boy dans le paysage urbain dakarois touché par un processus accéléré de changement, cette exposition offre ses murs aux archives de cet artiste pionnier. Comprenant photographie, vidéo et dessin, il s’agit d’un dialogue entre des artistes qui, de plusieurs manières, ont des histoires entremêlées à celles de Papisto et de Fichte. Leurs pratiques puisent dans des positions de marginalité et de sensibilité, travaillant principalement dans la sphère publique ; en ce faisant ils continuent la quête de Papisto Boy et de Hubert Fichte pour une humanité réellement ouverte.  

Cette exposition est organisée à l’occasion du projet en plusieurs étapes Hubert Fichte: Love and Ethnology (Hubert Fichte: Amour et Ethnologie) sous la direction artistique de Diedrich Diederichsen et Anselm Franke, qui joint des réponses artistiques aux traductions de l’Histoire de la sensibilité dans certains des pays qu’il a visités.

La Révolution viendra sous une forme non-encore imaginable

5 Mai-6 Juin 2018

Durant plus de deux siècles, la revue papier a été l’espace d’expériences protéiformes. Nées dans l’urgence et souvent en contexte colonial, portées par une ambition tant critique, politique, qu’esthétique, poétique et littéraire, les revues ont perpétué une inventivité graphique et scripturale dont il faut souligner la rareté. Elles font constamment irruption dans les luttes que les femmes et les hommes ont menées pour leur émancipation. Faite à la fois de singularités formelles et de volontés politiques en direction de communautés humaines
et de leurs aspirations, la revue, cet objet fragile, réalisée bien souvent dans des conditions d’adversité matérielle, sociale et politique fortes, animée par des causes nobles et l’obstination d’auteurs engagés, témoigne d’une puissance plastique rare. Il faut aujourd’hui, à l’ère du tout numérique, en restituer l’apport et mettre en perspective sa fonction formelle, critique, esthétique et politique à l’échelle mondiale. Cette exposition se décline en deux volets. 

Sismographies des luttes - Vers une histoire globale des revues critiques et culturelles Zahia Rahmani

5 Mai - 6 Juin 2018

Cette installation vidéo-sonore rend compte d’un recensement de revues non-européennes ou produites en situation diasporique, dans la suite des courants révolutionnaires de la fin du 18e siècle jusqu’au basculement de l’année 1989 et la fin du monde des deux blocs. Les populations des territoires nommés dans cette œuvre visuelle et sonore ont connu le colonialisme, les pratiques esclavagistes, l’apartheid et le génocide. D’autres subiront de violentes dictatures, de fortes convulsions politiques et culturelles. La lutte contre l’esclavage est peut-être à la source de ce que l’on nomme une revue critique et culturelle, soit un objet matriciel de la modernité. Tout comme la lutte contre le colonialisme. Si par sa nature le colonialisme a affecté nombre de communautés en leur cohésion sociale et culturelle, ce dernier a lui aussi été extrêmement combattu par l’écrit et le geste.

RAW Académie Session 4 Corpus Callosum Sous la direction de Tracey Rose

Nous sommes naturellement ambidextres, capables d’utiliser aussi bien la main gauche que la main droite, et pourtant la plupart d’entre nous privilégions la droite pour les choses sérieuses. Nous avons intériorisé la métaphore des systèmes binaires conflictuels créée par l’opposition gauche/droite. Cette métaphore se prolonge dans la politique et même dans la façon dont nous sommes socialisés pour accepter que la droite, et ce qui est droit, constituent, et sont (le) bien. Cette binarité se retrouve dans la politique et les conflits raciaux : démocrates contre républicains, Blancs contre Noirs. Droit est devenu synonyme de normal, correct, juste, bon, de même que blanc en est venu à signifier ce qui est propre, pur, innocent. Le contraire passe aussi pour vrai ; gauche et noir sont chargés de valeurs négatives.

Cette imposition métaphorique prend forme dans les structures capitalistes du temps qui sont des constrictions et des constructions créées par l’homme pour le travail, et ne correspondent pas à nos besoins biologiques et spirituels. Le célèbre photographe sud-africain Santu Mofokeng a dit un jour qu’au contraire, le temps africain était très indulgent, ce qui signifie qu’il est fondamentalement en conflit avec les idéaux capitalistes du contrôle chronologique.

Nous nous intéressons au Corpus Callosum, l’espace situé entre les hémisphères gauche et droit du cerveau qui constitue une zone grise, un lieu de communication et de jeu par-delà l’imposition de la division binaire. L’exploration du Corpus Callosum nous permet de nous demander ce qui se passerait si la domination de la droite pouvait être redressée et rééquilibrée par une main gauche renforcée, et comment cela pourrait se traduire dans les pratiques artistiques et curatoriales.  

Telles sont quelques unes des questions que nous allons poser en collaboration avec les enseignants invités, tous reliés par un large ensemble de problématiques concernant le corps politique, le genre, la nature formelle des outils de documentation, la colonialité et la politique raciale, la performance et l’esprit. Le corps enseignant sera constituépar le commissaires Christian Haye  et les artistes Sara MikolaiChristopher WesselsYuki KiharaAlibeta et Zen Marie.

Retour sur 14/17 - The past, the present, the future and the praying mantis

RAW Material Company a le plaisir de vous inviter à Retour sur 14/17 - The past, the present, the future and the praying mantis une présentation de l'artiste créatrice Selly Raby Kane, ce vendredi 9 Mars 2018 à 17h30 à la Zone B, rue sans soleil, Villa N°2B. 
Cette présentation est organisée dans le cadre de CITÉOLOGIES, une réflexion sur l'espace urbain africain contemporain à travers le prisme des politiques architecturales et urbanistiques en collaboration avec l'architecte Carole DIOP. CITÉOLOGIES est un volet du programme de  débats publics hebdomadaires les vendredis @RAW.

Superpositions de réalités et de générations adossées à un espace en constante mutation: Dakar, Espace que l'on se partage, que l’on se cède à travers le temps et les formes expressives. Dakar-transition : ceux qui nous ont précédés lui ont imprimé un rythme. Aujourd’hui, de l’ouvrage commun, son versant (surface topographique comprise entre un talweg et une ligne de faille) attend d’être rempli de nos postures, de nos visions et de nos ambitions créatives. Jeu de miroir entre Dakar la mante religieuse et ses artistes, 14/17 dresse un portrait en ping-pong de deux entités qui s’entre-nourrissent puis le temps venu, se dévorent. 14/17 est une projection temporelle, une quête de repères dans un futur qui se déroule au fil de l’action, elle est l’expression d’un besoin viscéral de contribuer, de questionner, de mesurer, de fédérer.

Ce retour consistera en un échange sur les interactions et les jeux de transmission entre la perception de la ville et les identités créatives puis fera un focus sur Alioune Samb, artiste du groupe Muus Du Tux qui fait un parallèle complexe entre techniques de tressage ancestrales et pression démographique dans ses œuvres en tuyaux isol

Les mouvements de contestation universitaires: focus sur 1988 et 2012 

RAW Material Company a le plaisir de vous inviter au panel Les mouvements de contestation universitaires: focus sur 1988 et 2012 organisé dans le cadre de son programme Parlons Sénégalaiseries le vendredi 2 Mars 2018 à 17h30 à la Zone B, rue sans soleil Villa N°2B. 

Le programme mensuel Parlons Sénégalaiseries est une série de communications et débats organisée en collaboration avec le journaliste et éditeur Ibou Fall et qui entre dans notre volet de débats publics les vendredis @ RAW. Il constitue un focus sur des sujets liés à la société sénégalaise. 

En prélude au cinquantenaire de Mai 68, nous consacrons le premier trimestre de Parlons Sénégalaiseries à un retour sur les temps forts de l’histoire des mouvements de contestation universitaires allant des événements de Mai 68, en passant par l’année blanche de 1988, aux mouvements nés de la préparation des élections présidentielles de 2012. 

L’année 1988 a été marquée par les élections présidentielles et législatives qui se sont tenues simultanément au Sénégal. La présidentielle, remportée par le Président Abdou Diouf, fut l’objet de moult contestations qui entrainèrent l’incarcération de plusieurs leaders politiques. Cette période tumultueuse a causé un boulversement profond du calendrier scolaire qui aboutit à la déclaration in fine de la première année blanche au Sénégal. Entre frustrations et revendications, plusieurs mouvements de contestations virent le jour. On assista à la naissance du mouvement hip-hop au Sénégal, et à travers le rap, à d’autres formes d’activisme politique menées par la jeunesse sénégalaise. 

Ce panel sera animé par Dr. Ibrahima Wane, Mr Fadel Barro et Mr Cheikh Sene dit Keyti

A propos des intervenants

Dr. Ibrahima Wane
Ibrahima Wane est titulaire d’un doctorat de troisième cycle de lettres modernes et d’un doctorat d’État de lettres et sciences humaines. Il est professeur de littérature et civilisations africaines à l’UCAD, Université Cheikh Anta Diop de Dakar. Il enseigne aussi l’histoire sociale de la musique à l’Institut supérieur des arts et cultures (ISAC) de Dakar. Wane est le directeur de la formation doctorale Études Africaines de la Faculté des Lettres et Sciences Humaines de l’UCAD et le premier vice-président du Réseau euro-africain de recherche sur les épopées (REARE). Ses axes de recherche actuels sont la poésie et la musique populaires en Afrique de l’Ouest, les littératures écrites en langues africaines, les cultures urbaines et l’imaginaire politique. Il vit et travaille à Dakar 

Fadel Barro
Fadel BARRO est titulaire d’un Diplôme d’Études Spécialisées en Journalisme et en Communication Politique. Il a acquis huit ans d’expérience dans le journalisme avant de se lancer comme consultant en communication et en leadership transformationnel. Il est membre fondateur du Mouvement Y’en a marre dont il est le directeur et un des principaux architectes

Cheikh Sene dit Keyti
Keyti s’est révélé au public hip-hop sénégalais en 1998. Porte étendards d’un rap fortement versé dans la contestation sociale, lui et son groupe Rapadio ont su tracer la voie à une nouvelle génération de rappeurs qui réclamait être la voix du peuple.
Dans ses chansons, Keyti pose de vraies réflexions sur les changements sociaux au Sénégal et invite au débat à travers des thèmes comme l’immigration, la mendicité des enfants, le chômage des jeunes, l’éducation.
Il se distingue aussi pour son engagement dans des causes sociales notamment la promotion des droits de l’enfant pour laquelle il a beaucoup voyagé en Afrique de l’Ouest. Sur d’autres fronts, il a aussi travaillé dans des prisons du Sénégal en initiant des détenus à l’écriture mais aussi en formant d’ex détenus mineurs à parler français et anglais.
Depuis 2013, Keyti présente avec Xuman, le Journal Rappé (JTR), une émission télé/internet hebdomadaire qui résume l’actualité en musique et en rap tout en abordant des questions civiques qui ciblent principalement les jeunes. Parallèlement, il présente le rap sénégalais dans de nombreux pays afin d’inciter les artistes à s’imprégner de leurs réalités socio-politique et d’agir. 

ICI – Curatorial Intensive in Dakar

30 mai – 5 juin 2016

Espace Zone B

Session close pour les participants sélectionnés uniquement

ICI, en collaboration avec RAW Material Company, présente pour la première fois le Curatorial Intensive à Dakar. Après les Curatorial Intensives à Marrakech, Addis Abeba, et Johannesburg, ICI poursuit son engagement pour la promotion du commissariat d’exposition en Afrique et le développement des réseaux professionnels internationaux. Ce programme a été élaboré en collaboration avec Koyo Kouoh et continuera les collaborations entreprises avec RAW Material Company.

Le Curatorial Intensive a été conçu tel un programme de développement professionnel d’une semaine intensive. 
Il offre aux participants la possibilité de discuter entre pairs les concepts, la logistique et les défis de l’organisation d’une exposition, de la programmation ainsi que d’autres modèles de commissariat. C’est une immersion d’une semaine de séminaires, débats et conférences à même de soutenir le processus de développement d’une idée d’exposition ou de programmation pour en faire une proposition aboutie. D’autre part, le Curatorial Intensive offrira des contacts étroits avec la dynamique scène artistique de Dakar, l’un des lieux majeurs de la production intellectuelle et artistique en Afrique.

Nouvel espace

RAW Material Company a travaillé avec la jeune architecte sénégalaise, Carole Diop, à la rénovation d’une maison résidentielle d’inspiration moderniste des années 1950 située dans le quartier historique de la Zone B
 au centre de Dakar. Cette maison est notre seconde adresse; une extension de l’espace à Sicap Amitié 2,
 que nous dédions, dès lors, aux résidences et ateliers pour jeunes diplômés des écoles d’art. Le nouveau site par contre sera dédié à RAW Académie, notre nouveau programme expérimental d’études sur les pratiques artistiques et curatoriales qui commencera en octobre 2016. Il sera également le lieu de notre programme d’expositions, de débat artistique et sociétal, d’édition 
et abritera notre bibliothèque. Ce lieu nous permet de présenter des projets plus ambitieux et de collaborer avec les établissements d’enseignement dans le secteur. Ceux-ci incluent l’Université Cheikh Anta Diop, L’École des bibliothécaires, archivistes et documentalistes (EBAD), Le Collège d’Architecture, l’Institut Supérieur de Management (ISM), le British Council, et last but not least, les lycées légendaires Lycée Blaise Diagne et Lycée John F. Kennedy. Les deux dernières institutions ont éduqué plusieurs générations de dirigeants depuis le début des années 1960. La rénovation de cet espace est aussi le point de départ à partir duquel nous souhaitons nourrir 
un débat sur les enjeux de l’architecture et de l’urbanisme dans les villes africaines.

Programmation Spéciale Dak’art OFF 2016

Après une riche année sabbatique RAW Material Company a le grand plaisir de vous accueillir à nouveau dans ses locaux à la Sicap Amitié 2 ainsi que dans son tout nouvel espace situé à la Zone B. Une programmation spéciale — résidences, expositions, projets in situ, débats et conférences — se tiendra du 27 avril au 5 juin 2016 dans le cadre du OFF de Dak’art, 12ème édition de la Biennale de l’art africain contemporain (3 mai au 2 juin 2016). 

DECOLONISER LE SAVOIR 
– LES ARTISTES PARLENT AUX PHILOSOPHES

programme de débats et conférences mené
par Seloua Luste Boulbina

Du 3 au 8 mai 2016

Espace Zone B

Accès libre

La production de discours est devenu une composante plus qu’un complément de la pratique artistique. Ces rencontres visent à poursuivre le séminaire engagé au Collège International de Philosophie à Paris, mené par 
la philosophe et politologue Seloua Luste Boulbina.
Trois lignes de fuite l’animent. D’abord, l’idée que le postcolonial est constitué d’entre-mondes plutôt que de mondes activés par les migrations. D’autre part, l’idée que dans ces entre-mondes, les artistes, les écrivains
 et les philosophes engagés dans des processus de décolonisation des imaginaires et des rationalités, peuvent être perçus comme des producteurs déterritorialisés 
de sens. Troisièmement, l’idée que la transition de la pratique théorique à la pratique artistique permet une compréhension accrue de la décolonisation des savoirs dans toute sa complexité.

Mardi 3 mai 2016, 16h
Kader Attia

Attaquer l’actualité

Jeudi 5 mai 2016, 16h
Julien Creuzet

Le portrait paysage

Vendredi 6 mai 2016, 16h
Barthélémy Toguo
L’histoire par le bas

Samedi 7 mai 2016, 16h

Jean-François Boclé

Bandung et après? 

Suivi de la projection de la video “Le voyage à Bandung”

Dimanche 8 mai 2016, 16h
Hela Ammar

Le Genre (en) Politique

EVA INTERNATIONAL 2016 - APPLICATIONS ARE OPEN

Responding to the context of the centenary, EVA International 2016 curated by Koyo Kouoh will be entitled Still (the) Barbarians and will investigate the post-colonial condition of Ireland as a point of departure from where artistic reflections, critical redefinitions and political transformations are articulated. 

The online application process is now open and closes at noon (IST) on Monday 15 June 2015.

More informations here : http://www.eva.ie/still-the-barbarians

ARTS COLLABORATORY ASSEMBLY IN DAKAR

As part of the 2nd Assembly of Arts Collaboratory. RAW MATERIAL COMPANY is pleased to invite you to the public discussion on "Common Goods: Networks and alternative models for culture". This discussion will be held Monday, April 13 at Librairie Athena from 17:30.

USEFUL DREAMS

Blain|Southern Berlin’s current exhibition, Useful Dreams, is a comprehensive survey of the work of the Malian artist Abdoulaye Konaté, one of the most eminent West African artists of his generation. Useful Dreams comprises works from the 1990s to the present, including nine new works created for this significant presentation.
The exhibition is curated by Koyo Kouoh

10TH RENCONTRES DE BAMAKO

Organised by the Malian Ministry of Cultureand Institut français, the Bamako Encounters is the first and principal international platform dedicated to African photography on the continent. A veritable platform for discovery, exchanges and interaction, the Bamako Encounters are known as a meeting place for African photographers and other art professionals from across the world. It will take place in Bamako, from 31st October to 31st December 2015.

The Executive Director of the Bamako Encounters is Samuel Sidibe, Director of the National Museum of Mali, who has been directing it since 2009.

The Artistic Director of the 10th Bamako Encounters is Bisi Silva, an independent curator and the Director, Centre for Contemporary Art(CCA, Lagos).

The Pan-African Exhibition, resulting from a call for applications and the selection of artists representing all of the African continent and its Diaspora, is part of the Biennial’s central presentation. In 2015 the title is « TELLING TIME ».

The call for applications to the Pan-African Exhibition of the 10th edition of the Bamako Encounters is open for African photographers and video artists from 15th January to 30th March 2015.

For more details : http://www.rencontres-bamako.com

RAW MATERIAL COMPANY

CENTER FOR ART KNOWLEDGE AND SOCIETY

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