17 févr. 2017

L’héritage colonial encore vivace ?

RAW Material Company a le plaisir de vous inviter à la conférence du programme Parlons Sénégalaiseries organisé en collaboration avec Mr Ibou Fall. Parlons Sénégalaiseries est un cycle de débats mensuels sur des questions touchant la société sénégalaise. La conférence se tiendra autour d’un buffet, avec comme intervenants Hamidou Anne et Charles Sanches et sous la modération d’Ibou Fall.

Plus d'un demi-siècle après les indépendances, le service public garde les stigmates de sa douloureuse histoire et continue de s'abreuver à la source de l'esprit colonial. C'est le même regard condescendant que les fonctionnaires posent sur les administrés. L'air supérieur du colonisé devant l'indigène se retrouve partout derrière les guichets et les bureaux que nos fonctionnaires occupent. Même pour payer une facture d'eau ou d'électricité, il faut savoir supporter la mauvaise humeur du guichetier qui regarde le reste de la terre comme une horde de malappris. C'est cette même philosophie colonialiste qui organise l'économie nationale dans le sens de l'enrichissement d'un clan dominateur. L'indépendance, c'est encore loin ? 

A propos de Hamidou Anne
Hamidou Anne travaille comme consultant en Affaires publiques. Il est également membre du think tank panafricain L’Afrique des Idées, au sein duquel il dirige les pages Tribunes. Ancien élève de l’ENA, il a été conseiller au ministère des Affaires étrangères ainsi qu’au ministère de la
Culture du Sénégal.

A propos de Charles Sanches
Charles Vieira Sanches détient une licence en droit public et en relations internationales de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar. Il est également titulaire d’un master en genre et consolidation de la paix. Il a travaillé dans diverses organisations de droits humains, au Comité internationale de la Croix-Rouge (CICR) où il a travaillé pendant de nombreuses années à promouvoir le droit international humanitaire. Il a également travaillé comme chargé de programme senior pour ARTICLE 19 sur les questions de liberté d’expression. Actuellement, il travaille comme consultant et enseigne le genre et les groupes vulnérables et les problèmes politiques contemporains à l’UFR de droit et de science politique de l’Université Gaston Berger de Saint-Louis. Il tient également une chronique mensuelle dans le magazine Intelligences.

A propos de Ibou Fall 
Après des tentatives dans la création et l’édition de bandes dessinées, avec comme seul diplôme le bac lettres classiques (latin-grec) il débute dans la presse en 1989 comme correcteur du bi-hebdomadaire « Sopi » dont il devient un des billettistes Le Billet de Ibou. Ibou s'initie au journalisme et fonde avec cinq autres journalistes limogés de Sopi l’hebdomadaire Le Témoin en 1990. Reporter, puis chef d’édition, il publie le recueil de ses premières Sénégalaiseries en 1993. Fondateur des quotidiens Tract (2000) et Frasques (2001) il publie par la suite quatre autres recueils de Sénégalaiseries, notamment Dieu le pire (2009), Banc Diakhlé (2010), Les Egocrates (2012) et NTS, les Nouveaux Types de Sénégalaiseries (2013). Il est l’un des fondateurs du trentomadaire, Le P’tit Railleur Sénégalais, dont il est le directeur de publication.

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