19 janv. 2018

LA RÉVOLUTION VIENDRA SOUS UNE FORME NON-ENCORE IMAGINABLE 

Le centre ville de Dakar est bordé sur son côté atlantique par le campus de l'Université Cheikh Anta Diop, ses larges artères offrant des raccourcis aux chauffeurs de taxi et des places de choix pour les vendeurs de café. En plus de constituer des abris durant les périodes caniculaires, ces artères sont également les lieux de predilection pour les revisions en période d’examens. L'université a en outre été, à plusieurs reprises, le théâtre d'affrontements entre citoyens et forces de l’ordre. Un espace où les griefs sur le non-paiement des bourses, le manque récurrent de logement adéquat sur le campus comme dans la ville et la politique d’affiliation du corps professoral sont exprimés entre gaz lacrymogènes et fracas de boucliers. 
Mai 1968 constitue la plus grave crise du Sénégal indépendant dûe au premier mouvement de contestation universitaire causé par la revendication des bourses. Il y a 50 ans, les étudiants de l’université Cheikh Anta Diop, alors Université de Dakar, organisaient une série de grèves et protestations contre le régime au pouvoir. Une série de protestations qui non-seulement dénonçaient les conditions de vie des étudiants, mais de manière plus large, revendiquaient une gouvernance allant dans l’intérêt du pays. Le gouvernement de l’époque était soupçonné d’être un outil d’établissement du néocolonialisme et le mouvement étudiant constituait un adversaire inattendu. Ce panel relatera l’histoire de ce mouvement et offrira des pistes de réflexion sur son impact sur le développement politique du Sénégal. 

Vous pouvez réécouter la conférence ici

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