02 mars 2018

Les mouvements de contestation universitaires: focus sur 1988 et 2012

RAW Material Company a le plaisir de vous inviter au panel Les mouvements de contestation universitaires: focus sur 1988 et 2012 organisé dans le cadre de son programme Parlons Sénégalaiseries le vendredi 2 Mars 2018 à 17h30 à la Zone B, rue sans soleil Villa N°2B. 

Le programme mensuel Parlons Sénégalaiseries est une série de communications et débats organisée en collaboration avec le journaliste et éditeur Ibou Fall et qui entre dans notre volet de débats publics les vendredis @ RAW. Il constitue un focus sur des sujets liés à la société sénégalaise. 

En prélude au cinquantenaire de Mai 68, nous consacrons le premier trimestre de Parlons Sénégalaiseries à un retour sur les temps forts de l’histoire des mouvements de contestation universitaires allant des événements de Mai 68, en passant par l’année blanche de 1988, aux mouvements nés de la préparation des élections présidentielles de 2012. 

L’année 1988 a été marquée par les élections présidentielles et législatives qui se sont tenues simultanément au Sénégal. La présidentielle, remportée par le Président Abdou Diouf, fut l’objet de moult contestations qui entrainèrent l’incarcération de plusieurs leaders politiques. Cette période tumultueuse a causé un boulversement profond du calendrier scolaire qui aboutit à la déclaration in fine de la première année blanche au Sénégal. Entre frustrations et revendications, plusieurs mouvements de contestations virent le jour. On assista à la naissance du mouvement hip-hop au Sénégal, et à travers le rap, à d’autres formes d’activisme politique menées par la jeunesse sénégalaise. 

Ce panel sera animé par Dr. Ibrahima Wane, Mr Fadel Barro et Mr Cheikh Sene dit Keyti

A propos des intervenants

Dr. Ibrahima Wane
Ibrahima Wane est titulaire d’un doctorat de troisième cycle de lettres modernes et d’un doctorat d’État de lettres et sciences humaines. Il est professeur de littérature et civilisations africaines à l’UCAD, Université Cheikh Anta Diop de Dakar. Il enseigne aussi l’histoire sociale de la musique à l’Institut supérieur des arts et cultures (ISAC) de Dakar. Wane est le directeur de la formation doctorale Études Africaines de la Faculté des Lettres et Sciences Humaines de l’UCAD et le premier vice-président du Réseau euro-africain de recherche sur les épopées (REARE). Ses axes de recherche actuels sont la poésie et la musique populaires en Afrique de l’Ouest, les littératures écrites en langues africaines, les cultures urbaines et l’imaginaire politique. Il vit et travaille à Dakar 

Fadel Barro
Fadel BARRO est titulaire d’un Diplôme d’Études Spécialisées en Journalisme et en Communication Politique. Il a acquis huit ans d’expérience dans le journalisme avant de se lancer comme consultant en communication et en leadership transformationnel. Il est membre fondateur du Mouvement Y’en a marre dont il est le directeur et un des principaux architectes

Cheikh Sene dit Keyti
Keyti s’est révélé au public hip-hop sénégalais en 1998. Porte étendards d’un rap fortement versé dans la contestation sociale, lui et son groupe Rapadio ont su tracer la voie à une nouvelle génération de rappeurs qui réclamait être la voix du peuple.
Dans ses chansons, Keyti pose de vraies réflexions sur les changements sociaux au Sénégal et invite au débat à travers des thèmes comme l’immigration, la mendicité des enfants, le chômage des jeunes, l’éducation.
Il se distingue aussi pour son engagement dans des causes sociales notamment la promotion des droits de l’enfant pour laquelle il a beaucoup voyagé en Afrique de l’Ouest. Sur d’autres fronts, il a aussi travaillé dans des prisons du Sénégal en initiant des détenus à l’écriture mais aussi en formant d’ex détenus mineurs à parler français et anglais.
Depuis 2013, Keyti présente avec Xuman, le Journal Rappé (JTR), une émission télé/internet hebdomadaire qui résume l’actualité en musique et en rap tout en abordant des questions civiques qui ciblent principalement les jeunes. Parallèlement, il présente le rap sénégalais dans de nombreux pays afin d’inciter les artistes à s’imprégner de leurs réalités socio-politique et d’agir. 

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